Le Jardin de la Compagnie

A Propos du Jardin de la Compagnie

Datant de la fin du XVIIIe siècle, ce jardin vit lentement s’ériger la ville de Port-Louis. Bordé d’un côté par le Ruisseau de la Butte à Thoniers et de l’autre par le Ruisseau du Pouce, ce lieu adopta bien des rôles au sein de notre capitale; un temps cimetière et également place d’exécution publique, il fut désaffecté en 1722 et accueillit en 1790 la première salle de spectacle de l’île Maurice.

Cette dernière fut toutefois détruite lors de l’Incendie de La Chaussée en 1816. Par la suite, le jardin reprit son rôle modeste de lieu de promenade. Aujourd’hui, il abrite dans l’ombre de ses banians centenaires les statues et autres monuments en l’honneur de ceux qui ont façonné à leur manière l’histoire de notre île.

Histoire du Jardin de la Compagnie

Le jardin a dans le passé également servi de cimetière, en l’occurrence lors des épidémies de variole. Ce n’est qu’en 1772, lorsque Port-Louis avait pris son envergure de ville, que fut créé, le cimetière de l’Ouest, aux Salines. L’enfoncement fut par la suite remblayé et ramené au niveau de la Chaussée; la construction du Ruisseau du Pouce et de la Butte aux Thoniers entrepris, on commença dès lors la mise en terre des premières plantes du jardin.

On y érigea aux alentours de 1790 la première salle de spectacle de l’île Maurice et le jardin fut alors un lieu consacré au théâtre, à la musique et la danse.

Malheureusement, cet édifice fut détruit en 1816, lors de l’Incendie de la Chaussée, qui détruisit une grande part de la ville en une nuit.

Quelque temps plus tard, on y construisit le Bazar – préalablement situé à l’emplacement du Théâtre de Port-Louis mais qui dut être relogé après avoir également été victime d’un incendie.

Même si le jardin a beaucoup changé au fil des années, il est toujours un lieu d’agrément au milieu d’une ville tumultueuse.

Vous trouverez dans ses allées les bustes de Brown Séquard, Raoul Rivet, Rémy Ollier et Léoville L’Homme, les statues d’Adrien d’Epinay, Alphonse Ravaton (Ti Frère) ou encore bien d’autres monuments rappelant l’histoire du pays. Le jardin abrite également des fontaines, ainsi que des plaques sur lesquelles sont gravés des poèmes et récits de voyageurs de l’océan indien, exprimant leur vision de la réalité du VIIIe siècle au XVIe.

Info Additionnelle sur le Jardin de la Compagnie

Un jardin abritant des fleurs, arbres, fontaines et monuments qui vous procurera un banc pour vous arrêter un instant lors de vos courses en centre-ville, à Port-Louis, lieu ombragé avec en arrière-plan la montagne du Pouce. Le jardin fut à l’origine aménagé sur des terres marécageuses où aucune construction n’était possible. Le creux, ou l’enfoncement comme il fut un temps nommé, était l’endroit où se mêlaient les eaux des pluies torrentielles de la montagne du Pouce et celles de la mer lors des marées montantes; la mer s’étendait alors jusqu’à l’emplacement actuel du jardin.

Comme son nom, ‘Jardin de la Compagnie française des Indes Orientales’ en témoigne, il est antérieur à la rétrocession de l’île Maurice, de la compagnie des Indes au domaine royal, au mois d’août 1764. Ce fut sous leur gestion que le marécage fut comblé afin d’empêcher les odeurs pestilentielles provenant des égouts avoisinants, mais aussi afin d’établir une correspondance entre le Rempart, le partie Commerce de la ville et le reste de la capitale.